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"Un nouveau choc pétrolier" : le ministre de l'Economie fait machine arrière et assure que la France est "préparée"
information fournie par Boursorama avec Media Services 25/03/2026 à 17:19

Selon le gouvernement, 97% des stations-services fonctionnent normalement en France.

Roland Lescure à Paris, le 25 mars 2026. ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Roland Lescure à Paris, le 25 mars 2026. ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Une expression valable pour le monde, mais en "aucun cas" pour la France. Le ministre de l'Economie, Roland Lescure, a dit mercredi 25 mars "regretter" d'avoir utilisé la veille l'expression de "nouveau choc pétrolier" pour qualifier la flambée des prix des carburants dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient.

Pour le ministre, la France "est mieux préparée, (...) moins exposée (...) que ses voisins européens , et a fortiori évidemment que les pays asiatiques qui sont directement concernés" par l'interruption des flux de pétrole dans le détroit d'Ormuz.

"Donc, ce terme de choc, il est valable dans un certain nombre de pays asiatiques, où on a des mesures de rationnement" de carburants, entre autres, a-t-il dit en réponse à une question d'un journaliste lors du compte rendu du conseil des ministres. "Heureusement, on n'en est pas là en France", a-t-il poursuivi.

"Je regrette d'avoir utilisé ce terme. Il s'appliquait dans mes mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française ", a concédé le ministre.

"Aucun problème d'approvisionnement"

Le ministre a expliqué que la France avait "libéré de manière très ponctuelle 250.000 barils" de ses stocks "dans des régions où il y avait des manques ponctuels dans certains réservoirs, afin de permettre un approvisionnement total des stations services".

"Mais on n'a aucun problème d'approvisionnement à court terme en France , sur le gasoil, sur le jet (kérosène) ou sur l'essence", a-t-il rassuré. Selon le gouvernement, 97% des stations-services fonctionnent normalement en France sans problème de rupture d'au moins un carburant.

Devant la commission des finances de l'Assemblée nationale, mardi, le ministre avait estimé que les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient constituaient "un nouveau choc pétrolier" et une mauvaise nouvelle "pour les comptes de la France".

"Si ce choc énergétique persiste au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser plus largement à l'économie, et être au fond d'une nature plus systémique", expliquait-il.

10 commentaires

  • 25 mars 19:46

    Rassurez vous tout va bien. Les Moz


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